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30 Mai

Comment s’en sort votre boutique à Voiron à l’heure de la reprise ?

Il y aura un avant et un après pour les commerces… Vous avez acheté ou vous envisagez d’ouvrir une boutique à Voiron ? Comment s’en sortent les commerces à l’heure de la reprise ? Dans ce monde du commerce post-Covid-19, digital et formats de proximité tirent leur épingle du jeu… mais faisons le point !

Dans cette crise plus que dans d’autres, le paramètre psychologique est déterminant. Ainsi, à la différence des précédentes récessions, la reprise ne butera pas uniquement sur le pouvoir d’achat, mais sur un sentiment plus ou moins rationnel d’insécurité. Ce dernier influera directement sur la fréquence des visites en magasin, dont la baisse sera parfois compensée, comme nous l’observons, par une hausse des paniers moyens. Le facteur psychologique influera également sur les types de magasins que les consommateurs vont plébisciter ou dont ils vont au contraire se détourner. Ceux-ci seront d’autant plus enclins à se déplacer qu’ils auront été rassurés par l’efficacité des mesures mises en place par les enseignes pour se conformer aux nouvelles règles d’hygiène. L’une des conséquences immédiates du Covid-19 pourrait donc être de creuser l’écart entre les acteurs les plus affaiblis et ceux capables de mobiliser d’importants moyens financiers et humains.

Les conditions de transport sont une autre interrogation majeure, en raison de l’impossibilité d’assurer un retour à la normale des transports en commun. Ceci impactera nécessairement la fréquentation des commerces les plus dépendants de ce mode de déplacement. C’est le cas des commerces situés au sein des quartiers de bureaux les plus denses, dont la fréquentation a nettement diminué en raison de la réduction des migrations pendulaires et de l’adoption massive du télétravail.

Les restrictions en matière de déplacements régionaux, inter-régionaux ou internationaux pénalisent aussi pour l’instant les grandes artères commerciales, qui drainent habituellement les flux de consommateurs les plus importants. À l’inverse, la situation actuelle est plus favorable aux zones commerciales de périphérie, qui dépendent de l’usage de la voiture individuelle et où les drives connaissent un regain de fréquentation depuis le début de l’épidémie !

O.D. / Bazikpress © Adobe Stock

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